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Je ressemble à un oiseau…

Commençons cette nouvelle semaine estivale, si vous le voulez bien avec ce beau texte écrit par notre talentueuse étudiante Clémentine Fouquet, en HPK pour le dernier atelier Ecriture de l’année, encadré par Bruno Roza dont la consigne est :

Débuter ou achever votre texte par cette phrase que Diderot attribue à Melle de Salignac dans sa Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient : « Je ressemble aux oiseaux, j’apprends à chanter dans les ténèbres. »

le texte intégral de Clémentine, cliquez ici



Atelier d’écriture

Aline photo atelier

Photographie d’Aline Morand TL marine

 Une image simple, fixe.

Rien ne bouge.

Au loin quelques chants d’oiseaux perdus parviennent à mes oreilles. Un bruissement de feuilles vertes, secouées par une brise légère.

Le temps passe et toujours rien ne s’efface.

Il est là ! Pourquoi est-il là ? Il est perdu, perdu dans ses pensées, dans de lointaines rêveries, enfouies, enterrées dans son passé.

Un bourdonnement d’abeille rompt le silence, qui bientôt reprend ses droits.

Il regarde ce soleil, pourquoi le regarde-t-il ?

Un long sifflement d’instrument s’installe, massif.

Rien n’a changé. Pourquoi ne bouge-t-il pas ? Mais que fait-t-il ? Qui est-t-il ? Tout ce que je sais c’est qu’il est là, immobile.

Un coup d’éclair survient, son trône de fer, berceau d’une fin qui échappe à l’histoire. Il ne reste de l’image que son paysage.

J’entends à présent un cri d’enfant, souvenir d’une vie antérieure.

Un coup d’éclair parait à nouveaux.

Un reflet de lame, une goutte vermeille.

Un coup d’éclair !

Deux frères s’amusent, un sourire éclairant leur visage innocent.

Un coup d’éclair !

Ses yeux se ferment, une dernière pulsion et son cœur impuissant stoppe son mortel battement.  

 Pauline La Burthe 2nd Argent

 

Atelier d’écriture

D’après une photo de Virginie Pirrot

LE LOUP

Une couleur qui adoucit les autres mais qui ne distrait pas le blanc, une couleur pure et froide comme la neige. Elle engloutit le paysage, le rendant cristallin, merveilleux, seul le loup n’est pas dévoré par cette couleur. Il fait directement parti du paysage. Assis, il contemple, attend pour mieux choisir sa proie. Il se fond avec le paysage blanc mais ressort par sa teinte différente et ses yeux de ténèbres.

Assis dans cette posture majestueuse, il est le roi des forêts, des montagnes enneigées, et des plaines glacées. Il est d’une royauté magnifique, derrière le grillage, je ne peux m’empêcher d’immortaliser cet être pur, froid et dangereux. Le loup familial et solitaire. Le loup de mon enfance.

 

Caroline Bigaré 1L Marine

Atelier d’écriture

Consigne : Inventez une photographie

L’ album photo

Sur l’arrière d’un album photo un seul mot est inscrit, un mot ravageur, destructeur : « Mitraille ». Chaque photo est de couleur différente, extrêmement variée. Des monuments, des plantes, le ciel, les eaux. Seule une attire mon attention. C’est une jeune fille blonde aux yeux verts, un sourire aux lèvres. Elle semble tellement irréelle. Dans les herbes hautes, elle tient un violon entre les mains et regarde l’horizon. Dans l’album plusieurs photos ressemblent à celle-ci mais toutes sont différentes. A la fin de la série, une petite dédicace : « Dans le monde de la photo mieux vaut toujours mitrailler les instants présents ». 

 

Caroline Bigaré 1L Marine