Le Cercle des Lecteurs

Le club lecture organisé par Mme Marceline Guéret

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Mme Guéret vous propose tous les jeudis entre 12h30 et 13h30 de vous joindre à un club lecture, dans lequel se réunissent tous ceux pour qui la lecture représente une « addiction » dont nous ne pouvons nous passer. Nous y retrouvons par exemple « l’Education sentimentale » de Flaubert, « Voyage au bout de la nuit » de Céline ou « les Mots » de Jean-Paul Sartre. Des classiques exceptionnels traversent les époques et nous rejoignent au XXIè siècle.

Venez nombreux à ce rendez-vous qui permet de mieux nous préparer aux examens de fin d’année. Dès que vous aurez goûté ce fruit si doux, vous ne pourrez plus vous en passer !

Lucas Daniels et Louis Vincent 2nde Argent

 

 Bonjour à tous, aujourd’hui, j’aimerais commencer par remercier chaleureusement madame Guéret, professeur de français, pour avoir pensé à nous élèves, en créant cet atelier.

Le jeudi durant l’heure du déjeuner (de 12h30 à 13h30) nous choisissons un livre parmi une sélection du C.D.I faite par madame Guéret. Après avoir choisi un roman ou une nouvelle (comme Germinal ou la Parure par exemple) nous lisons attentivement le livre dans le silence. Quand un passage nous semble intéressant ou important dans le récit, on le présente de manière méthodique au professeur. On commence par dire de quel livre il s’agit : le titre, l’auteur, la date de publication et de quel chapitre. Cela fait, on lit l’extrait à haute voix le plus clairement possible en respectant la ponctuation et le ton du livre (joyeux, triste,etc.). Et enfin, on explique notre choix de l’extrait (de quoi parle cette extrait, qu’est ce qui nous a paru important ? pourquoi ?).

  Parfois, nous sortons de l’univers littéraire pour nous plonger dans d’autres arts comme la peinture avec la lecture d’image. Ainsi l’atelier nous prépare pour le bac de français oral et enrichi notre culture artistique.

  Pour toutes ces bonnes raisons madame Guéret mérite ces remerciements de tous les élèves. Je souhaite à ceux qui y sont inscrits de profiter de l’atelier et à  tous de passer une excellente année.

Daphné Greiner  2nde Argent

 

En ce Jeudi 28 novembre, le Cercle des Lecteurs reçoit de nouveaux adeptes : environ une dizaine  d’élèves de Seconde, dont je fais partie, rejoignent ce groupe de passionnés de lecture et de littérature.

Après les explications de Madame Guéret, coordinatrice de cette activité, sur la manière dont nous procéderons tout au long de l’année, chacun se plonge dans son roman, déjà débuté lors de séances antérieures ou pour les nouveaux dans une autre œuvre à disposition, préalablement prêtée par les documentalistes.

Ce 28 novembre aura été novateur pour l’ensemble du groupe grâce à une idée proposée par les nouveaux arrivants de Seconde jaune, notamment : Pourquoi ne pas lire pour tous les lecteurs plutôt que pour Madame Guéret seulement ?

C’est décidé, à partir de ce jour, ceux qui le souhaitent peuvent faire leur lecture et leur analyse devant tout l’auditoire afin de lui donner l’envie de lire ce roman. Cette séance se terminera par une photographie du groupe dans le CDI qui sera intégrée au prochain Year Book. Les personnes voulant intégrer le Cercle des Lecteurs  sont toujours les bienvenues.

 Corentin Pelleger 2nde jaune

 

 

 

Atelier d’écriture

PORTO 52 170313  Phare au Portugal par Virginie Pirrot

 Je ne suis pas seul

J’ai la lumière du monde, des jours paisibles, des jours furieux où elle embrasse ma lanterne, des jours de brise, des jours de houle, qui précipitent sur le vieux carreau de mon regard de lointains grains d’Orient, ou d’autres terres plus profondes encore, qui jalonnent les fonds impénétrables dont j’ai la garde fidèle.

 

J’ai le vent de la terre qui me courbe le dos ; mon grand âge me voûte, lui m’envoûte, ma colonne grince et rouille sous ses lentes poussées, ébranlant de leurs souffles mes murs fatigués. J’ai le vent de la mer ; lui, me rappelle dans une gifle d’écume que rien, pas même la plus douce vision de l’aurore, embrasant l’opale morte des flots, ne doit me séduire, m’emporter dans un chant de sirène.  J’ai mon poste, ma veille immortelle, qui pleure bien des mâts brisés sous mon aile ; et les marées, qui s’affaissent à mes pieds, en portent honteusement les vies mortes jusqu’au ciel.

 

J’ai mon âme, ma raison, le reflux de ma vie, tour à tour exsangue et remplie.

 

Non, vraiment, je ne suis pas seul.

Esther Carraud 2nde Argent

 

 

 

Atelier d’écriture

salgado migrationsConsigne: Ecrivez librement à partir de la photo… Sebastiao Salgado  Migrations 1996

 

Une image gravée

Elle avait tant souffert. J’avais honte, oui honte d’être ce que j’étais. Je rougissais à la seule pensée d’être vivant, là près d’elle. Moi je vivais de son malheur, toujours courant après le cliché le plus émouvant, la photo qui ferait le plus parler d’elle.

Elle était là, devant moi, la figure barbouillée de cendre, les cheveux sales et emmêlés. Et puis il y avait ses yeux, on aurait dit que toute la tristesse du monde s’y reflétait. Ses yeux accusateurs, ses yeux qui me fixaient moi et mes richesses, mes ignobles richesses. Aussi souillée qu’elle parût, n’importe quelle personne aurait cru qu’elle se cacherait de peur de montrer le visage de la misère… mais non, elle restait là, devant moi, la tête haute, le profil digne. Son être même n’était que force et fierté.

Elle avait peut être six ou sept ans mais avait pourtant plus vécu que moi. 

J’appuyai sur le déclencheur. Une vive lumière illumina l’atmosphère, découvrant l’horreur du paysage. En un quart de seconde, la désolation incarnée fut montrée au grand jour et, par la même occasion, gravée sur la rétine du monde. Elle n’avait pas bougé ni même cillé.

Son regard flambant perçait mon âme, déshabillant chacune de mes pensées, me désarmant en tout point.

Au loin on entendit gronder une explosion. Dans la panique je me jetai au sol, les deux mains posées sur ma tête. Elle, elle ne broncha pas, puis doucement trois gouttes de sang vermeil vinrent percer ses lèvres gercées. Son corps sans vie s’effondra sur la terre qui l’avait vu naître, travailler, souffrir, cette terre maudite qui aujourd’hui la voyait mourir. Son regard continuait de me fixer, mais à présent il était froid et vide.

Pauline La Burthe 2de Argent

Atelier d’écriture

Consigne : Commencez votre texte  par la phrase tirée de Album de Marie-Hélène Lafon « Les arbres sont. Dans le ciel et contre lui. Épandus  écartelés en dentelles savantes. La Terre les porte, (…)

Les arbres sont. Dans le ciel et contre lui. Épandus, écartelés en dentelles savantes. La Terre les porte, ils sont racines, et branchages; liens qui unissent le monde céleste au monde terrestre. Ils sont forêts, bois, chemins. Ils sont cachettes, murs infranchissables d’une enfance oubliée.

Ils sont fruits, graines, refuges nous accueillant à bras ouverts. Ils sont lieux de conte et de mystère. Vénérés par nos ancêtres, oubliés aujourd’hui. Changeant de formes et de couleurs quand tourne le temps. 

Puisant ressources au sous-sol, élargissant chaque jour l’espace de notre vie. De feuilles à brindilles, de brindilles à branches et de branches à tronc, s’étendant ainsi inlassablement. Majestueux vivant sur les époques, immobiles témoins des siècles. Place de rendez-vous secrets, confident des amours de jeunesse.

Dentelles, filtres de notre vie, structures soutenant le ciel et volume constituant nos paysages.

Oui, les arbres sont et seront toujours tout et rien à la fois, univers et monde discret accrochant nos souvenirs.

    Pauline La Burthe  2nde Argent

Les arbres

Les arbres sont. Dans le ciel et contre lui. Épandus, écartelés en dentelle savantes. La terre les porte, les élevant jusqu’au ciel. Les racines sont des chaines de bois, elle lie la terre intérieure et la bouche de la vie. De cette bouche sortent de gigantesques serpents de bois, s’enroulant sur eux-mêmes, s’élevant dans les profondeurs du ciel. Jusqu’à former un champignon de feuille, dépliant des ailes pour protéger les hommes et les habitants de la forêt. Me voici devant cet énorme champignon, ses serpents enroulés en direction du ciel, le maître de la forêt, mon origine, celui qui m’a permis de vivre et qui permettra à mon avenir de naître. A chaque fois, j’ai l’impression que le maître bouge ses racines, les dépliant sur les formes de pierre bâties par les humains. Elles montent, elles descendent, elles passent au travers, par-dessous, par-dessus, elles les contournent.

Elles forment un tableau végétal harmonieux, irrégulier. Les arbres sont la vie, les arbres sont l’art. Les arbres sont le lien entre la terre intérieure et la bouche de la vie, le lien entre la profondeur du ciel et la bouche de vie. L’arbre est celui qui lie, celui qui vit et qui donne vie. L’arbre est tout.

 Caroline Bigaré 1L Marine

Expo Photos au CDI du 4 novembre au 20 décembre

 

« DESTINATION AILLEURS » par Virginie Pirrot

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« Qui n’a jamais désiré voyager? Qui n’a jamais rêvé, ne serait-ce qu’un instant, des grands espaces argentins, de la baie d’ Along, de la neige du Canada, de la Statue de la Liberté, des lagons turquoise, des mers tropicales ou de la mystérieuse Egypte. » 

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Virginie Pirrot prête au CDI une trentaine de photographies, selon ses mots  c’est « une invitation à la découverte ». 

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Interview