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Je ressemble à un oiseau…

Commençons cette nouvelle semaine estivale, si vous le voulez bien avec ce beau texte écrit par notre talentueuse étudiante Clémentine Fouquet, en HPK pour le dernier atelier Ecriture de l’année, encadré par Bruno Roza dont la consigne est :

Débuter ou achever votre texte par cette phrase que Diderot attribue à Melle de Salignac dans sa Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient : « Je ressemble aux oiseaux, j’apprends à chanter dans les ténèbres. »

le texte intégral de Clémentine, cliquez ici



The Young Author’s Fiction Festival at the American Library in Paris.

4 students from the 1ère class of the International Section entered this
writing contest, with the help of their teachers, Ms Bordron and Ms
Hart. The submission deadline was April 1st. We wish them luck!  

Doriane Dovergne: The Chase & Lou Piquet: Memory of Sarah’s Death

Ezra Richardson : Sunny with a chance of golf balls & Léa Boulingez : The Fay and a Boy

#festivalamericain #anglais #sectioninternationale #lyceebossuet #fiction #auteurs #educationnationale #seconddegre #blanquer #lycee #college #concours #professeurs #eleves #professeurdesecoles #apprentissage

ELLE s’appelle ELLA…

ECRITURE

Mardi 3 décembre, Ella Jolly, jeune écrivaine en première au lycée Bossuet a rencontré l’atelier journalisme. Ella écrit depuis toute jeune et nous a présenté son nouveau roman « Les Ecuries des Lumières » édité chez Chérubins Editions, nouveau car elle en a déjà écrit deux auparavant. (…)

Ella (tenant son roman) entourée de ses camarades
Avec un parcours pour le moins atypique et une étonnante vivacité d’esprit, Ella Jolly a de quoi surprendre. Actuellement en première au lycée Bossuet, elle compte déjà plusieurs livres à son actif en dépit de son jeune âge et envisage déjà d’écrire d’autres romans. Tout au long de notre entretien, elle a exposé avec beaucoup de clarté ce qui lui a donné envie d’écrire, mais aussi comment l’inspiration lui venait et pour finir, les difficultés auxquelles peut être confronté celui qui écrit. Depuis qu’elle sait lire, Ella a toujours été une lectrice assidue devant même se limiter car le risque de faire passer les livres avant les choses plus importantes se fait souvent ressentir. L’envie d’écrire s’est par la suite manifestée et la jeune autrice a fait preuve d’une inspiration débordante en très peu de temps afin de réaliser son rêve : rédiger un livre entier toute seule. Par la suite, c’est elle qui a fait les recherches pour trouver la couverture qui correspondait le mieux à ce qu’elle voulait représenter avant de pouvoir enfin, publier son travail sur Amazon. Après quelques temps et beaucoup de manuscrits envoyés à plusieurs maisons d’éditions, Ella a fini par faire publier Les Ecuries des Lumières aux éditions Chérubins. Après beaucoup de travail concernant la trame de l’histoire et la volonté “d’apprendre le travail d’écrivain”, la sortie de ce livre a sonné un peu comme une victoire après tant d’années de labeur. Cependant, elle témoigne de la difficulté que peut représenter l’entreprise d’écriture donnant aussi quelques conseils. En effet, ce n’est pas quelque chose de forcément reconnu par l’entourage qui peut y être insensible car ne mesurant pas la portée d’un tel travail. Et surtout, elle souligne la nécessité de ne pas se comparer aux grands auteurs tels que Zola ou encore Balzac, sous peine d’être découragé. Mais, il ne faut pas perdre espoir et si vous rêvez d’écrire alors “sautez à l’eau et ne vous mettez pas la pression” !

Gabrielle Ollu, TL

Les livres de Ella Jolly seront bientôt au CDI alors venez vite les emprunter !

Nous remercions très chaleureusement Ella et lui souhaitons plein de succès pour la suite.

Suivez Ella sur son blog

Quelques suggestions de votre centre infodoc

un livre : L’Ecriture ou la vie, Jorge Semprun, Gallimard, 1996

un article : Ça raconte Pauline, Intercdi 279, 2019

un site : Editions Conférences

EXPOSITION DOROTHEA LANGE

Les Terminales au Musée du Jeu de Paume

 

TL indigo

Le 13 novembre, les deux classes de terminale littéraire accompagnées de Mmes Griveau, Taupin, Bohollo et Bauchard ont visité l’exposition de l’œuvre de la photographe de Dorothea Lange proposée au Musée du Jeu de Paume.

Tl marine

Suite à cette visite, un concours a été organisé par Mme Griveau et l’Atelier d’Ecriture a continué le projet en soumettant la célèbre Migrant mother (photo ci-dessous) à l’imagination créatrice de ses participants.

Migrant Mother, Nipomo, California

Ce fut une grande surprise pour moi en tant que seule terminale de l’atelier, sachant que cette photographie me fascine et m’émeut.

Clémentine Fouquet

43 ans plus tard …

Plusieurs années après la crise qui avait appauvri les Etats-Unis, James était retombé par hasard sur cette photo. Il se souvenait parfaitement du voyage, tant il avait été douloureux. Il n’avait que sept ans… Cette photo le faisait retourner en enfance. Cette enfance vagabonde, pendant ce qui semblait avoir été une éternité. Il se rappelait le désespoir des parents qui avaient dû vendre jusqu’aux pneus de leur voiture pour survivre. Les légumes gelés des champs abandonnés, les oiseaux chassés avec son frère plus âgé. Sa mère avait à peine trente-deux ans, mais en paraissait quinze de plus.

Un matin, ils avaient dû tout quitter, ferme, animaux, amis. Il avait voulu garder un poussin dans sa poche, mais il avait fallu tout vendre, tout abandonner pour une bouchée de pain. Il fallait partir et vivre comme les ancêtres, partir vers l’ouest.

De quoi était-ce parti ? Même aujourd’hui, à cinquante ans, il ne l’avait pas compris… il quitta l’image dans son journal pour se préparer un thé. Ses souvenirs le bouleversaient tant! Il retourna chercher la photographie devenue célèbre. Sa mère, son frère et sa petite sœur étaient célèbres, mais juste sur le papier. La misère de 1936 s’était arrangée en quarante trois ans, bien sûr. Mais cette misère passée ne peut s’effacer, surtout lorsqu’elle avait été vécue enfant.

Clémentine Fouquet