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 MAYAS : Un voyage entre passé et présent

photo 1vanités incaAprès son succès au Palais national de Mexico, l’exposition « Mayas, révélation d’un monde sans fin » a élu domicile au Musée du Quai Branly. L’exposition est temporaire mais déjà l’univers envoutant des civilisations précolombiennes semble avoir conquis le cœur des parisiens.

Depuis le 7 octobre dernier, le musée du Quai Branly semble nous inviter à un voyage dans le temps, aussi mystérieux que fascinant, à la découverte de l’une des plus anciennes civilisations mésoaméricaines. C’est donc en plein Paris que se dresse çà et là des affiches de l’exposition «Mayas, révélation  d’un monde sans fin » aux allures de  portail temporel, comme un pont tendu entre passé et présent.

C’est donc accompagné de Mme Dell’oste, de M. Dumas et de M. Roza que notre petit groupe, constitué d’élèves de Terminale littéraire et d’étudiants en Hypokhâgne-Khâgne, s’est rendu sur place.

Dès notre arrivée,  notre regard est immédiatement attiré par une immense carte colorée mettant l’accent sur la multiplicité des cités dispersées dans ce que l’on connait aujourd’hui comme étant le Mexique. Les minutes passent et laissent place à la magie de l’immersion et à la découverte. La visite est fragmentée en thèmes divers et variés jouant sur le contraste entre proximité et distance avec notre civilisation actuelle, soulignant un peu plus la notion d’héritage culturel.

Cependant, quelques thèmes majeurs ont particulièrement retenu notre attention : « L’Homme et la nature » par exemple,  n’est pas sans rappeler les préoccupations environnementales actuelles mais aussi le rapport à la terre dans nos sociétés modernes. D’autres thèmes tels que  « La communauté humaine et la vie quotidienne » ou encore « Une perfection technique » mettent parfaitement en lumière la parenté que nous entretenons avec la passé. L’exemple le plus fréquemment utilisé est celui du maïs que nous consommons encore aujourd’hui et qui, chez les Mayas était symbole de lumière, de vie et de résurrection. Cette sacralisation est clairement explicitée dans le PopolVhu car, selon ce texte mythologique, l’Homme lui-même serait fait de maïs, d’eau et de sang de serpent. La Terre est mère, c’est pourquoi il faut la nourrir en lui offrant son sang. Cette association de la plante à la divinité marque la dissociation presque inexistante entre  monde terrestre et monde divin chez les Mayas. Les offrandes et les sacrifices étaient par ailleurs couramment pratiqués.

Parmi les plus de quatre cents pièces que compte l’exposition, des grandes pierres rondes et plates ont attisées notre curiosité. Il s’agissait en fait des célèbres calendriers Mayas, si énigmatiques et  récemment objets de nombreuses théories apocalyptiques douteuses. Ces vestiges ne laissent aucun doute possible quant à la légitimité du qualificatif de « précurseurs » des Mayas. Leurs études des astres et leur vision cyclique du monde ne peut que susciter l’admiration.

Ces nombreuses tentatives pour comprendre le monde qui nous entoure ne laisseront pas indifférent tout visiteur curieux qui viendrait à se perdre dans les couloirs du temps et  se laisserait emporter, le temps d’une visite, dans un monde parallèle où subsiste encore une grande part de mystère…

Sara Mahouachi TL Marine