Un lycéen de Bossuet, jeune pilote.

 

Couilly-Pont-aux-Dames À 17 ans, Vincent est pilote privé européen

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Il a tout juste 17 ans et il est le plus jeune pilote privé européen. Vincent a obtenu son brevet de pilote le jour de son anniversaire, sous le regard de ses proches.

Vincent, désormais détenteur du PPL (Private Pilot Licence), pourra dans un premier temps voler au-dessus de toute la France, mais il n’aura bientôt plus de limite.

À l’aéro-club d’Esbly, sa famille l’attend avec impatience. Vincent est dans les airs. Il passe son brevet de pilote, et ce à tout juste 17 ans (l’âge requis pour passer l’examen) puisqu’il est né le 30 juillet 1999 (!). Dans le ciel, pendant plus de deux heures, Vincent fait face à l’examinateur, Jean-Paul Fourticq. Et pas question de se tromper ni même d’hésiter, il ne doit pas y avoir de doute.

Royal Air Force

C’est son grand-père, anglais, un ancien de la R.A.F (Royal Air Force), bientôt 88 ans, qui lui a donné le goût de l’aviation. Il lui a offert ce cadeau royal : passer son brevet de pilote. Il est venu spécialement d’Angleterre pour voir son petit-fils décrocher ce fameux sésame. « Quand Vincent était plus jeune, je l’avais initié et j’avais installé dans sa chambre un simulateur de vol. C’était un souhait de voir mon petit-fils voler. Maintenant mon rêve serait que Vincent, pour mes 90 ans, me transporte en avion », sourit Michael qui arbore un tee-shirt avec le numéro de son escadrille Météor, la 208, dont il est très fier.

Pendant trois ans, son instructeur, Jean-Pierre Ravet, pilote confirmé et responsable de l’Aéro Club d’Esbly, s’est occupé de lui. « Alors qu’il était encore loin de passer son permis de conduire automobile, Vincent commence à 14 ans les heures de vols. Il peut dès ce soir avec son papier tamponné PPL (Private Pilot Licence) embarquer des passagers pour aller par exemple jusqu’à Marseille ou en Corse. Il faut attendre deux mois le diplôme officiel délivré par les autorités pour passer les frontières. Vincent est un jeune très à l’écoute et remplit toutes les conditions pour réussir : la motivation, l’environnement favorable et l’acceptation de la famille. 45 heures de vol sont nécessaires au minimum pour se présenter à l’examen. »

Devenir pilote de ligne

François et Louise Guillet, ses parents, de Couilly-Pont-aux-Dames, sont eux aussi dans l’attente. Ni l’un ni l’autre ne sont aviateurs mais sont heureux pour leur fils. « Le but de Vincent est de devenir pilote de ligne », confirment-ils. Caroline, la sœur aînée de Vincent, est impatiente. Elle a déjà réservé la première place pour voler avec son frère.

Vincent atterrit le sourire aux lèvres. C’est gagné ! C’est un relâchement en descendant de l’avion. Toute la famille est heureuse pour lui. L’examinateur félicite l’élève mais aussi l’instructeur.

Vincent entouré de sa famille dont Michael, à sa gauche, son grand-père venu spécialement d’Angleterre.

« Je suis très satisfait, voire soulagé. C’est l’aboutissement de trois ans d’apprentissage. Tout s’est très bien passé. Aucune panique. Je me sentais à la hauteur de l’examen. J’ai su réagir comme il le fallait, malgré les petits pièges de l’examinateur. Car en vol, pour se dérouter sur un autre aérodrome, il faut refaire tous les calculs, et il y a beaucoup de choses à surveiller en même temps. Maintenant mon objectif, c’est le BAC S avant d’intégrer deux ans la prépa pour rentrer ensuite à l’École Nationale de l’Aviation Civile », explique en toute modestie Vincent, futur pilote de ligne, que ses amis surnomment déjà « pilote ».

De notre correspondant Bernard Talmon

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